Le tétras-lyre, ce coq de bruyère en voie d’extinction.

Le tétras-lyre, l'oiseau symbolique du plateau des Hautes-Fagnes

Le plateau des Hautes-Fagnes est le dernier bastion belge où vivent encore de rares tétras-lyres. Ces petits coqs de Bruyère sont malheureusement en voie de disparition. Différentes organisations travaillent à la préservation de leur habitat pour sauver cette espèce d’oiseau de l’extinction.  

Le tétras-lyre, quel drôle d’oiseau !

Le tétras-lyre mâle est un bel oiseau caractérisé par une robe noire, deux bosses rouges sur la tête et une barre blanche en plein milieu de ces plumes. La femelle est moins bariolée et présente une couleur rousse zébrée de noir.

Cet oiseau vit dans les zones froides comme en hautes montagnes (Alpes et Pyrénées) ou dans les landes et tourbières, comme sur le plateau des Hautes-Fagnes. Mais voyez-vous, cet oiseau a ses exigences. Pour vivre, il a besoin de vivre dans un habitat associant les forêts pour se cacher et des clairières pour parader. Pour sa nourriture, là aussi il fait preuve de raffineries. Bourgeons, écorces, feuilles, herbes, tiges, fleurs, baies et fruits. Voilà ce qu’il aime.

Le tétras-lyre, une espèce protégée dans la Réserve Naturelle Domaniale des Hautes-Fagnes.

Arrivé sur nos terres il y a plus de 10 000 ans, cet oiseau a vu son territoire se restreindre au cours des deux derniers siècles. D’une population de 200 mâles il y a 50 ans, il ne reste qu’un petit noyau de quelques individus.

Aujourd’hui, il existe des projets de réintroduction pour accroître les populations de cet oiseau emblématique de nos Ardennes.

L’université de Liège, en partenariat avec des collègues néerlandais et allemands, participe à un plan de réintroduction des tétras-lyres en Belgique. Pour arriver à leur objectif, ils ont capturé en Suède des tétras-lyres présents en abondances pour ramener chez nous plusieurs mâles et femelles.

Un oiseau suivi à distance.

Pour suivre l’évolution des oiseaux importés, ils sont bagués et, certains, munis d’un émetteur pour suivre leurs déplacements. Avec ce dispositif, les chercheurs peuvent voir si les mâles se déplacent dans les arènes où ils se reproduisent avec les femelles, et observer si la femelle pond et couve ses œufs.

Une affaire à suivre.

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