Après la sécheresse : l’expo qui met de l’eau au moulin !

Les artistes aussi ont leurs idées pour préserver l'eau potable

Des idées brillantes pour dépolluer les eaux usées ou la « saisir » là où elle se fait rare. Le pouvoir créatif de l’homme est incroyable. Les artistes présentent au Centre d’Innovation et de Design leurs dernières idées pour répondre aux problèmes environnementaux. Et toi, quelle solution développerais-tu pour récolter de l’eau ou la dépolluer ?

En attendant, viens visiter l’expo “Après la sécheresse”.

L’eau est une ressource fondamentale pour tous les êtres vivants. Non seulement elle est à l’origine de la vie, mais elle reste essentielle à notre survie. Hé oui, tu sais que notre corps est composé à 60 % d’eau, en moyenne ! Cette eau dissout tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement de nos organes, elle compose notre sang, et sert de moyen de transport pour éliminer les déchets de notre organisme (urine). Au-delà de notre corps, l’eau douce, en particulier, nous abreuve ou abreuve les animaux, mais permet aussi l’agriculture, la production d’énergie…

Cette eau est donc précieuse ! Il faut pouvoir la collecter pour nos besoins et purifier l’eau polluée. Cependant, tu as entendu que le réchauffement climatique conduit à une diminution des réserves en eau douce. S’ajoute à cela, l’augmentation de la pollution des océans et des rivières par les plastiques ou les produits chimiques. Enfin, de nombreux pays souffrent de plus en plus du manque d’eau de pluie, les privant d’eau potable.

L’exposition “Après la sécheresse” organisée par le Centre d’Innovation et de Design te montre comment les artistes proposent des solutions techniques et futées pour répondre au problème de l’eau douce. Découvre l’art de solutionner les problèmes avec CID.

Indus, le dépollueur en forme de feuille d’arbres.

L’eau peut être polluée par des métaux lourds. Par exemple, du plomb (Pb), le cuivre (Cu), le mercure (Hg), l’arsenic (AS) et bien d’autres. Ces métaux lourds sont dangereux pour notre organisme. Si nous les consommons, nous risquons de développer des maladies graves qui peuvent affecter notre respiration, notre système nerveux ou provoquer des cancers. Ces métaux lourds s’accumulent dans la nature en raison de leur usage en agriculture par exemple.

L’école d’architecture Bartlett a développé un système de tuiles en forme de feuilles d’arbres appelées Indus. Le principe est simple. L’eau circule dans ces tuiles en céramique. Ces tuiles contiennent aussi un gel rempli de microalgues. Ces dernières sont capables d’emprisonner les métaux lourds présents dans l’eau. Il fallait y penser !   

Ces feuilles ne sont pas chères à produire et sont des solutions idéales pour les petits budgets. Mais qu’est-ce qu’on attend ?

Imagine alors qu’un jour, les architectes poseront des tuiles sous la forme de feuilles d’arbres et qui auront le pouvoir de purifier l’eau !  

Boire de l’eau sale avec une paille !

Une autre innovation que tu peux voir sur le site du Grand-Hornu, c’est la paille filtrante. Elle est équipée de filtres de verres et d’une cartouche à base de coriandre séchée (une plante), de charbon actif, et de poudre de graines de moringa séchées. Ces herbes et le charbon actifs sont connus pour leur capacité à purifier l’eau. Le fait que cette paille soit en verre est aussi une alternative au plastique. Enfin, cette paille a été créée par le cabinet Ulysse Martel. Une idée brillante qui allège le sac à d’eau pendant les longues randonnées 😉

Attraper l’eau du désert avec des attrapes brouillards

De nombreux villages n’ont parfois pas accès à l’eau potable. Toi, tu as un robinet dans la cuisine ou dans la salle de bain. Il te suffit de l’ouvrir pour remplir ton verre. Mais ce n’est pas le cas partout, en particulier dans les zones désertiques.  

Avec le réchauffement climatique, l’eau se fait de plus en plus rare dans ces régions, si bien qu’il devint difficile d’irriguer les cultures ou d’assurer les besoins en eaux potables de la population.

Qu’à cela ne tienne, c’était avant qu’on ne parle des fermes à brouillards. Hé oui, au lieu d’élever des cochons ou des vaches, les habitants dressent de grandes gazes, des filets tendus entre des poteaux. Le vent pousse le brouillard à travers ces toiles. C’est là que la magie s’opère. L’eau contenue dans le brouillard se condense pour former des gouttes d’eau. Ces gouttes s’écoulent ensuite vers un système de récupération. Par filet, il est possible de récolter 400 litres en un seul jour. Une installation complète peut récolter jusqu’à 6000 litres. De quoi assurer les cultures.

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Centre d'Innovation et de Design du Grand Hornu

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